L'intérêt de la nutrition dans la prévention des cancers n’est plus à démontrer.

L’obésité abdominale (l’excès de graisse au niveau de la taille) augmente le risque de développer certains cancers (cancer du sein et du colon notamment).

cancer

Les micronutriments les plus intéressants dans la prévention anti-cancer sont ceux qui ont une action anti inflammatoire et anti oxydante, d’où l’intérêt d’une alimentation riche en légumes et surtout en fruits

A côté de ces aliments de base, le thé vert et certaines épices (curcuma associé au poivre noir, gingembre) sont d’un intérêt notoire.

 

Stratégies de prévention du cancer


Il est important que vous commenciez à agir MAINTENANT. Car il est beaucoup plus facile de prévenir que de guérir le cancer. Mais vous pouvez réduire votre risque en adoptant les comportements suivants :

 

  • La vitamine D [1] n’est que le tout premier pas – essentiel, il est vrai – vers un mode de vie préventif du cancer.
  • Mangez et buvez le plus possible bio et de proximité, en évitant autant que faire se peut les supermarchés.
  • Évitez les contacts avec les pesticides, désherbants, solvants, les produits de beauté chimiques, les peintures, vernis et teintures synthétiques.
  • Cuisson de vos aliments : les fritures, barbecues, grillades et autres pratiques culinaires visant à passer les aliments à très haute température, même brièvement, sont à proscrire. Cuisson douce (four à 80 °C), cuisson à la vapeur et, mieux encore, consommation de produits frais sont les meilleures façons de manger. Vous pouvez aussi faire pocher et, éventuellement, bouillir vos aliments. Ainsi, vous éliminez déjà quantité de toxines cancérogènes de votre assiette.
  • Utilisez herbes et épices : de nombreuses herbes et épices ont des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes. Consommées quotidiennement, elles ont sur le long terme un effet anticancer, car vos tissus et cellules sont protégés des radicaux libres et de l’environnement inflammatoire qui favorisent le cancer. Pensez au curcuma♦, au gingembre, à l’ail et à toutes les herbes aromatiques. Plantez des herbes aromatiques dans votre jardin, ou en jardinière à vos fenêtres, pour toujours avoir du persil, de la sauge, de la ciboulette, du basilic, de la coriandre, à parsemer frais sur votre assiette.

♦Dans certains cancers déjà déclarés (comme le sein, le colon et la prostate), une supplémentation en curcuma sous forme de gélules peut être proposée (en complément du traitement prescrit par le cancérologue et en aucun cas à la place de celui-ci et toujours en accord avec lui). Certains services de cancérologie le proposent déjà, car la curcumine, associée à la pipérine, a en effet un effet anti-angiogénique par son action inhibitrice sur le NF-kB (en clair, elle va ralentir la prolifération des vaisseaux qui alimentent la tumeur).

  • Aliments nutritifs : fuyez les « calories vides », les « aliments morts » que sont les féculents et, en particulier, les produits à base de farine raffinée (pain blanc, pâtes blanches, pizzas…). Mangez des aliments colorés comme les brocolis, les poivrons, le raisin noir riche en resvératrol, les noix, les crustacés, les fruits riches en antioxydants comme les petits fruits rouges et noirs, les grenades.
  • Réduisez votre consommation de sucres et de glucides : arrêtez les bonbons, friandises, sodas, biscuits, gâteaux. Mais réduisez aussi les produits à base de céréales complètes biologiques. Je pense, en particulier, aux galettes de riz, aux pâtes complètes, qui ne sont pas meilleures pour la santé. Si vous êtes sportif ou de forte corpulence et que vous avez besoin de féculents, privilégiez la patate douce, le panais, le sarrasin, les pois chiches, les lentilles, les haricots rouges, etc.
  • Veillez à votre ratio oméga-3/oméga-6 : mangez des petits poissons gras des mers froides, de l’huile de colza et de l’huile de noix. Mais vous ne pourrez probablement pas vous passer d’un complément alimentaire en oméga-3 de qualité, qui vous garantira votre apport sans risque d’absorber en même temps du mercure, comme c’est le cas avec le poisson, sauf si vous savez le faire cuire à vapeur douce.
  • Aliments fermentés et probiotiques : redécouvrez les aliments et boissons fermentés non pasteurisés : choucroute, kimchi (chou coréen), lassi (boisson indienne à base de lait fermenté), kvass (jus de betterave rouge fermenté), kéfir, contiennent d’importantes quantités de probiotiques. Ces bactéries bénéfiques pour la santé sont particulièrement efficaces pour supprimer le cancer du côlon, mais pourraient aussi inhiber le cancer du sein, du foie, de l’intestin grêle et d’autres. Par exemple, le butyrate, qui est un acide gras à chaîne courte qui se forme lorsque les bactéries fermentent les fibres alimentaires dans le côlon, a montré sa capacité à provoquer la mort des cellules cancéreuses du côlon, et les produits laitiers fermentés pourraient réduire le risque de cancer de la vessie de 29 % [2]. Évidemment, on ne vous dira pas que le cancer de la vessie est surtout observé chez les fumeurs et les peintres en bâtiment qui respirent des produits toxiques, ce qui fait de cette lésion cancéreuse une maladie professionnelle.

Vous pouvez aussi optimiser votre flore intestinale et donc vos défenses naturelles par la prise d’un complément de probiotiques de bonne qualité (Lactobacillus gasseri, Lactobacillus acidophilus, bifidobacterium). Vous les fabriquerez naturellement en consommant, longuement mastiquées, les fibres des fruits et légumes frais de saison et de proximité.

  • Réduisez, et si possible supprimez, votre consommation de lait de vache, surtout le lait UHT industriel (si vous avez dans votre jardin une vache qui broute de la bonne herbe et des marguerites bio, un verre de lait cru, moussant, directement pris au pis, est au contraire très bon).
  • Graisses et protéines : plutôt qu’un régime pauvre en viande et en matières grasses, souvent recommandé aux malades du cancer, favorisez les graisses animales de bonne qualité ainsi que les avocats, l’huile de noix de coco, les œufs biologiques et les noix dans votre alimentation. Concernant les protéines, une consommation de 1 gramme par jour et par kilo de masse corporelle (donc 60 g si vous pesez 60 kg) est suffisante.
  • Surpoids et obésité : d’une façon générale, tout ce que vous pouvez faire pour retrouver votre poids de forme contribuera à réduire votre risque de cancer. Le surpoids et l’obésité sont associés au risque de développer plusieurs cancers : de l’œsophage, du pancréas, colorectal, du sein (après la ménopause), de l’endomètre, du rein, de la vésicule biliaire, de l’ovaire, du foie, de la prostate au stade avancé, les hémopathies malignes (leucémies et lymphomes) [3].
  • Sommeil : assurez-vous d’avoir votre dose de sommeil réparateur. Le manque de sommeil perturbe la production de mélatonine, qui est associée à une hausse de la résistance à l’insuline,et provoque un gain de poids.
  • Réduction du stress : une vie au calme, dans un environnement non pollué (y compris pollution sonore, radiations), avec de l’exercice régulier fait au grand air, réduit l’incidence du cancer. Les problèmes affectifs et émotionnels, y compris les conflits non résolus, favorisent le cancer. En effet, en situation de stress, le corps libère des hormones comme l’épinéphrine et la norépinéprhine qui élèvent la tension artérielle, le rythme cardiaque et le taux de sucre dans le sang. Un stress chronique, permanent, comme il est de plus en plus fréquent d’en ressentir, surtout parmi les citadins, conduit à des problèmes digestifs, des problèmes de fertilité, des problèmes urinaires et un système immunitaire affaibli [4]. Ce dernier étant en première ligne dans la protection contre les cellules cancéreuses, le risque de cancer peut augmenter. À noter que le stress favorise aussi des habitudes cancérigènes comme l’addiction à la cigarette, l’excès d’alcool et le grignotage compulsif ; il est important de gérer ce problème grâce à des activités physiques et spirituelles antistress.

Tout cela nécessite peut-être que vous fassiez un effort aujourd’hui dans votre vie pour reconsidérer certains de vos choix (professionnels, loisirs, relations) et habitudes (alimentaires, tabac, sport…).

 

[1] Vitamin D and calcium supplementation reduces cancer risk: results of a randomized trial1,2

[2]  Fermented Foods: Intake and Implications for Cancer Risk

[3] Surpoids et obésité

[4] Research